investissements, productivité, dette : la société française ne s’en sort pas si mal face à la deutsche bahn allemande et aux ferrovie dello stato italiens.le monde | 16.04.2018 à 06h36 • mis à jour le 16.04.2018 à 11h44 | par philippe jacquécette mise en garde faite, l’analyse d’indicateurs calculés à partir de l’état financier des trois grandes sociétés européennes de chemin de fer permet de souligner les forces et faiblesses de chacun. nous nous sommes intéressés aux résultats financiers de deux anciens grands monopoles actuellement en situation de concurrence : la deutsche bahn (db), en allemagne, et ses 310 935 salariés et ferrovie dello stato (fs), en italie (74 436 salariés). a ce petit jeu, la sncf (271 090 salariés) soutient largement la comparaison, sachant que c’est l’ensemble des groupes qui a été étudié (sncf intègre ainsi keolis et geodis, la db inclut arriva, et schenker…).investissements : la sncf en pointedepuis trois ans, la france, l’allemagne ou l’italie ont lancé de vastes plans d’investissements pour le ferroviaire. après l’allemagne, qui a annoncé son intention de dépenser 50 milliards d’euros entre 2015 et 2020 pour le rail, l’italie a dévoilé en 2016 un plan d’investissements de dix ans de 94 milliards d’euros. la france n’est pas en reste : en 2017, le gouvernement prévoit 46 milliards d’euros sur les dix ans à venir. si l’on ajoute le matériel e...