dans le cantal, l’abaissement de la vitesse maximale sur le réseau secondaire, confirmé par macron, est perçu par ses opposants comme une mesure de « parisiens » coupés des réalités provinciales.le monde | 13.04.2018 à 06h35 • mis à jour le 16.04.2018 à 10h52 | par frédéric potetdeux réputations peu flatteuses – l’une discutable, l’autre non – ternissent de longue date l’image d’aurillac, préfecture du cantal. la première lui vaut d’être souvent présentée comme « la ville la plus froide de france », allégation due à l’altitude (639 m) à laquelle est située sa station météo. la ­seconde la désigne comme l’un des chefs-lieux « les plus enclavés » du pays. un automobiliste respectueux du code de la route mettra, il est vrai, entre 1 h 15 et 1 h 30 pour ­rejoindre les deux autoroutes les plus proches, l’a20 à l’ouest, l’a75 à l’est.cet isolement s’accroîtra-t-il avec la décision du gouvernement d’abaisser de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur le réseau ­secondaire, à partir du 1er juillet, afin de réduire la mortalité routière ? sur place, la question est brûlante. dépourvu de 2 × 2 voies et doté d’une seule route nationale, le département devrait voir la totalité de ses zones à 90 km/h touchées par la réforme.« sanction », « provocation », « punition » : les mots ne manquent pas, au pied des volcans, pour décrier l’ouk...